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Déclin des classes moyennes, échec de la mixité sociale…

Article de M. Roland Walter - ancien Professeur associé à Dauphine, intervenant à l'ESSEC

Des thèmes que l’on retrouve régulièrement, toujours rappelés, mais pour quelle solution ? Aucune pour le moment…Ces deux problèmes ont été présentés à juste titre dans le Monde (1)...

 

 

... Le déclin des classes moyennes est très inquiétant, car elles constituaient depuis la fin de la deuxième guerre mondiale le ciment d’une société. Dans l’étude de l’OCDE dont s’est inspirée la rédactrice de l’article du Monde, on peut lire «la classe moyenne était auparavant une aspiration. Pour bon nombre de générations, elle signifiait l’assurance de vivre dans une maison confortable et de mener une vie épanouissante, grâce à un emploi stable offrant des possibilités d’évolution de carrière. Elle constituait aussi un socle sur lequel les familles s’appuyaient pour rêver d’un avenir encore meilleur pour leurs enfants …Concernant les revenus, l’OCDE note que la part d’individus appartenant à des ménages à revenu intermédiaire gagnant entre 75% et 200% du revenu médian national, est passée de 64% à 61 % entre le milieu des années 1980 et le milieu des années 2010 ». Un monde disparaît remplacé par celui des « riches » et par celui de la « pauvreté et de la précarité ». Situation inquiétante car on va assister à une lutte de classes toujours plus violente. Le rédacteur de l’OCDE suggère des solutions aux pouvoirs publics : « le système socio-économique actuel apparaît comme inéquitable, il faudrait réviser et adapter le système de prélèvements et de prestations, réformer les systèmes du logement et de l’éducation…Est-ce suffisant et possible ? Ne pas oublier que parmi les reproches fait à notre actuel Président, c’est d’être « celui des riches ».
Concernant la « mixité sociale », elle aurait dû permettre de  rapprocher les différentes couches de la population, en particulier chez les classes moyennes, mais le prix des logements en ville, à Paris où dans toutes les mégapoles est devenu tel que seuls les riches peuvent acheter ou se loger au centre- ville, les autres doivent vivre en périphérie avec un problème de transport de plus en plus aigu, on a vu les réactions à l’automne dernier après la hausse des carburants, en outre la précarité augmente, le chômage persiste… ce qui ne favorise pas un rapprochement.
Face à ces problèmes, auxquels les autorités publiques essaient de trouver des solutions, l’idée d’un revenu de base refait surface, y compris dans les projets du gouvernement, est-ce la solution ?


(1), Le Monde des 12/04,30/06 et 01/07 2019.